Longtemps discrète, souvent ignorée des circuits touristiques classiques, l’Algérie s’impose en 2026 comme la destination qui fait tourner les têtes. Le New York Times, la BBC, le Washington Post et Condé Nast Traveller la citent parmi les pays à découvrir cette année. Un concert de louanges aussi soudain que mérité. Mais qu’est-ce qui rend un voyage en Algérie si singulier ? Pourquoi maintenant ? Et surtout : comment s’y préparer ? Décryptage.
Quand le New York Times et la BBC placent l’Algérie sur la carte
Oran, 7ᵉ destination mondiale selon le NYT
Le signal est venu de New York. En janvier 2026, le New York Times a classé Oran à la 7ᵉ place de ses « 52 Places to Go », juste après Dallas et devant la mythique Route 66. La ville portuaire de l’ouest algérien séduit par son front de mer spectaculaire, le Fort Santa Cruz perché sur les hauteurs, sa scène raï vivante et une gastronomie de rue irrésistible. C’est la première fois qu’une ville algérienne atteint un tel rang dans ce classement de référence.
Oran n’est pas une destination de masse. C’est précisément ce qui plaît. Les voyageurs cherchent de l’authenticité. Ils fuient les sites saturés. Et ils trouvent ici une Méditerranée préservée, loin des foules.
BBC, Washington Post, Condé Nast : un consensus rare
Le phénomène dépasse un seul classement. La BBC a intégré l’Algérie dans ses 20 meilleures destinations de 2026, la qualifiant de « belle endormie » en train de s’éveiller. Le Washington Post lui consacre un portrait élogieux. Condé Nast Traveller recommande d’y aller au printemps ou en automne. Wild Frontiers, spécialiste du voyage hors des sentiers battus, en fait une destination phare.
Ce consensus est inédit. Il reflète une tendance plus large : voyager autrement, loin des destinations surexploitées. L’Algérie coche toutes les cases. Un patrimoine colossal, des paysages d’une diversité rare, une culture vivante et une hospitalité légendaire.
Ce qui rend un voyage en Algérie unique
Sept sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO

L’Algérie abrite sept sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sept. Et la plupart restent méconnus du grand public. La Casbah d’Alger, labyrinthe ottoman accroché à la colline, ouvre la liste. Viennent ensuite les ruines romaines de Timgad — surnommée « la Pompéi africaine » — et celles de Djemila, parmi les sites archéologiques les mieux préservés de la Méditerranée.
La vallée du M’Zab, à Ghardaïa, offre un urbanisme millénaire fascinant. Tipaza mêle vestiges antiques et vue sur la mer. La Kalâa des Béni Hammad témoigne d’un passé dynastique oublié. Et puis il y a le Tassili N’Ajjer : un musée d’art rupestre à ciel ouvert, au cœur du Sahara, classé à la fois pour sa valeur culturelle et naturelle.
Du Sahara à la Méditerranée : des paysages à couper le souffle

Peu de pays offrent un tel éventail. Imaginez : 1 600 kilomètres de côte méditerranéenne bordée de criques sauvages et de plages préservées. Puis, en remontant vers les terres, les montagnes de Kabylie et le massif du Djurdjura couverts de forêts de cèdres. Plus au sud, les oasis de Ghardaïa et de Béchar. Et enfin, le Sahara — le plus grand désert chaud du monde — avec ses dunes infinies, ses plateaux lunaires et les cathédrales de pierre de Djanet.
L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique. Cette immensité est un atout considérable pour les voyageurs en quête d’espaces vierges. Des parcs nationaux comme celui du Djurdjura ou de l’Ahaggar offrent des randonnées spectaculaires, loin de tout.
Une gastronomie qui se mérite

Un voyage en Algérie passe aussi par l’estomac. Le couscous, plat national décliné en dizaines de variantes régionales, est une expérience en soi. La chorba réchauffe les soirées. Le bourek croustille à chaque coin de rue. À Oran, la garantita — galette de farine de pois chiches — est un rituel incontournable.
Chaque région possède ses spécialités. La rechta à Alger, la chakhchoukha à Biskra, le tajine sucré-salé de Constantine. La cuisine algérienne est un voyage dans le voyage, riche d’influences berbères, ottomanes, andalouses et méditerranéennes.
Les incontournables pour un premier voyage en Algérie
| Destination | Expérience | Meilleure période | Durée conseillée |
|---|---|---|---|
| Alger | Casbah, musées, front de mer | Mars à juin / sept. à nov. | 2 à 3 jours |
| Oran | Fort Santa Cruz, corniche, raï | Avril à octobre | 2 jours |
| Constantine | Ponts suspendus, médina, palais | Mars à mai / sept. à nov. | 1 à 2 jours |
| Tipaza & Djemila | Ruines romaines face à la mer | Mars à juin | 1 jour chacun |
| Ghardaïa | Vallée du M’Zab, architecture mozabite | Oct. à avril | 2 jours |
| Kabylie / Béjaïa | Montagnes, villages perchés, côte | Mai à octobre | 3 à 4 jours |
| Djanet / Tassili | Désert, dunes, art rupestre | Oct. à mars | 5 à 8 jours |
Pour un premier séjour, un circuit de 10 à 14 jours permet de combiner la côte méditerranéenne, le patrimoine historique et une escapade dans le sud. Les voyageurs plus pressés peuvent se concentrer sur le triangle Alger – Oran – Constantine, accessible en une semaine.
Comment organiser son séjour en Algérie
Visa, budget et meilleure période pour partir
Le visa est obligatoire pour la plupart des nationalités. Il se demande auprès du consulat algérien avant le départ. Bonne nouvelle toutefois : l’Algérie a mis en place un visa à l’arrivée dans ses aéroports, disponible pour les touristes étrangers moyennant environ 110 € en espèces. Un passeport valide six mois est requis.
Côté budget, l’Algérie reste très accessible. Une semaine coûte entre 300 et 600 € par personne selon le niveau de confort, repas et transports inclus. Le dinar algérien rend les prix avantageux pour les voyageurs européens.
Quand partir ? Le printemps (mars à mai) et l’automne (septembre à novembre) offrent le meilleur compromis climatique pour le nord. Pour le Sahara et le grand sud — Djanet, Tassili, Hoggar — privilégiez la période d’octobre à mars, lorsque les journées oscillent entre 20 et 28 °C.
Plus d’infos dans notre article sur ce que vous devez savoir avant de partir en Algérie.
Se déplacer librement : la clé d’un voyage réussi

L’Algérie possède un réseau routier de 115 000 kilomètres, dont une autoroute Est-Ouest récente qui relie les grandes villes du nord. Des vols intérieurs opérés par Air Algérie connectent Alger à Oran, Constantine, Béjaïa ou Djanet en moins de 2h30. Les ferries d’Algérie Ferries assurent la liaison depuis Marseille.
Mais pour explorer le pays en profondeur, rien ne remplace la liberté d’un véhicule personnel. Un road trip le long de la côte, une excursion vers les villages perchés de Kabylie, un détour par les gorges de Constantine… Tout devient possible avec quatre roues et un réservoir plein. Des plateformes comme BledyGo facilitent l’organisation du séjour, de la réservation au planning. Et pour démarrer votre itinéraire depuis la capitale, une location de voiture à Alger vous offre une autonomie totale dès l’atterrissage.
L’Algérie de demain : un géant touristique en devenir
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’Algérie a accueilli plus de 3 millions de visiteurs en 2025. Le gouvernement vise 8 millions à l’horizon 2029. Pour y parvenir, 10 000 lits hôteliers supplémentaires sont prévus d’ici fin 2026, avec 129 nouveaux projets touristiques déjà lancés. Un corridor ferroviaire vers le Sahara, financé par un prêt de plus de 3 milliards de dollars, transformera l’accessibilité du grand sud.
Le tourisme ne représente aujourd’hui que 0,1 % du PIB algérien — contre 8 % au Maroc voisin. Le potentiel de croissance est vertigineux. L’Algérie possède tout : le patrimoine, la diversité des paysages, la culture, la sécurité dans les grandes villes et une cuisine éblouissante. Ce qui change en 2026, c’est que le monde est enfin prêt à le découvrir.
Et vous ? Votre prochain voyage en Algérie commence peut-être par une simple recherche. Le pays n’attend plus que vos pas.
FAQ sur le voyage en Algérie
Faut-il un visa pour voyager en Algérie ?
Oui, un visa est requis pour la plupart des nationalités. Il peut être obtenu auprès du consulat avant le départ ou, pour les touristes éligibles, directement à l’arrivée dans les aéroports algériens moyennant environ 110 €.
Quelle est la meilleure période pour visiter l’Algérie ?
Le printemps (mars à mai) et l’automne (septembre à novembre) sont idéaux pour la côte méditerranéenne et les villes du nord. Pour le Sahara, privilégiez octobre à mars quand les températures restent agréables.
L’Algérie est-elle une destination sûre ?
Oui, les grandes villes comme Alger, Oran et Constantine sont sûres et animées. Il suffit de respecter les consignes élémentaires de prudence et d’éviter les zones frontalières formellement déconseillées par les autorités.
Quel budget prévoir pour une semaine en Algérie ?
Comptez entre 300 et 600 € par personne pour une semaine, repas et transports inclus. L’Algérie reste une destination très abordable pour les voyageurs européens grâce au taux de change favorable du dinar algérien.
Peut-on faire un road trip en Algérie ?
Absolument. Le réseau routier est récent et bien entretenu, avec notamment l’autoroute Est-Ouest reliant les principales villes du nord. Une location de voiture depuis Alger permet d’explorer le pays librement et à son rythme.
Combien de sites UNESCO compte l’Algérie ?
L’Algérie possède sept sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : la Casbah d’Alger, Timgad, Djemila, Tipaza, la vallée du M’Zab, la Kalâa des Béni Hammad et le Tassili N’Ajjer.






