Rappelez-vous 2021 et le chaos du minage de crypto ? On pensait avoir touché le fond. La pénurie post-Covid nous avait fait grincer des dents. Mais ce qui se prépare pour 2026 ? C’est d’une tout autre ampleur. Pendant que vous scrollez tranquillement Reddit en rêvant de la RTX 5090, un cataclysme silencieux dévore l’industrie du hardware et des cartes graphiques. Les journaux télévisés n’en parlent pas encore. Pourtant, dans les bureaux feutrés de Taiwan et les salles de réunion de la Silicon Valley, c’est la panique.
Et non, ce n’est pas juste « une petite rupture temporaire ». C’est carrément le jeu vidéo PC qui risque de devenir un hobby de millionnaire.
Le coupable que personne ne voit venir
Oubliez les scalpers une seconde. Même les fermes d’IA ne sont pas le vrai problème. Le tueur silencieux, c’est la mémoire. Oui, la RAM.
La mémoire vive est en train de s’évaporer.
Les derniers rapports de Corée du Sud confirment le pire : pénurie mondiale de DRAM et de GDDR7. Sans ces puces, les cartes graphiques ne sont qu’un rectangle de plastique qui chauffe. Les prix spot de la DDR4 ont explosé de 172 % depuis le début 2026. Une hausse verticale. Brutale. Incontrôlable.
Pourquoi ? Parce que Samsung et SK Hynix ne peuvent plus suivre le rythme. Leur priorité ? Les serveurs d’entreprises et les centres de données pour l’IA. Le grand public ? On se contentera des miettes. Si miettes il reste.
La RTX 5090 à 5 000 dollars : bienvenue en enfer
Vous attendiez la série RTX 5000 comme le messie du gaming ? Préparez-vous à une claque monumentale.
Les analystes n’évoquent plus les performances. Ils parlent du prix. Un prix hallucinant de 5 000 dollars pour une RTX 5090 sur le marché gris d’ici quelques mois. Pourquoi une telle folie ? Parce que Nvidia, avec ses 92 % de parts de marché, peut se permettre de fermer les vannes quand bon lui semble.
Et c’est exactement ce qui se passe :
- Production amputée : Nvidia envisage une réduction de 30 à 40 % de la production de ses GPU RTX 50 pour le premier semestre 2026
- Annulations en série : Des partenaires comme ZOTAC commencent déjà à annuler des précommandes
- Priorité aux pros : Le géant vert préfère allouer ses puces mémoire aux accélérateurs IA vendus dix fois plus cher
Le message est brutal : si vous n’avez pas encore acheté votre carte graphique, vous avez peut-être raté le coche.
La descente aux enfers : combien ça coûte vraiment ?
Pour bien saisir l’ampleur du désastre, regardons l’évolution sur trois ans. Accrochez-vous.
| Année | Modèle Phare | Prix de lancement | Prix réel constaté | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|
| 2022 | RTX 4090 | 1 599 $ | 1 800 $ | Tendue mais trouvable |
| 2024 | RTX 4080 Super | 999 $ | 1 100 $ | Correcte |
| 2026 | RTX 5090 | 1 999 $ (théorique) | 3 500 $ – 5 000 $ | Quasi-inexistante |
Ce n’est pas de l’inflation. C’est de l’exclusion pure et simple. Le ticket d’entrée pour le haut de gamme ne demande plus des économies. Il exige un sacrifice financier.
AMD et Intel ne vous sauveront pas
« Mais AMD va casser les prix, non ? » C’est ce que tout le monde se dit. Grosse erreur.
AMD et Intel nagent dans la même galère. Ils s’approvisionnent aux mêmes sources pour la mémoire vidéo. Pire encore : AMD a prévenu ses partenaires qu’une hausse d’environ 10 % des prix frapperait ses cartes dès janvier 2026. Intel, avec ses moins de 1 % de parts de marché, n’existe même pas encore vraiment.
Et AMD ? Ils préfèrent réorienter leurs wafers vers les processeurs serveurs EPYC. Plus rentables. Plus lucratifs. Le gamer ? Une variable d’ajustement.
Personne ne viendra à votre rescousse. Personne.
C’est fini, l’époque de l’abondance
On a connu les crises artificielles. Les scalpers. La spéculation. Mais 2026, c’est différent. C’est structurel. L’IA générative a dévoré les ressources mondiales de silicium et de mémoire.
Votre carte graphique actuelle ? Elle vient de prendre de la valeur. Énormément. Nettoyez-la. Changez la pâte thermique. Bichonnez-la. Parce que son remplacement pourrait vous coûter le prix d’une voiture d’occasion.
Les stocks fondent. Les réassorts deviennent des légendes urbaines. Et pendant ce temps, les chaînes de production tournent au ralenti, asphyxiées par le manque de composants de base.
La question n’est plus « quelle carte acheter ? » mais « vais-je encore pouvoir en acheter une ? »
Le marché des cartes graphiques ne traverse pas une zone de turbulences. Il s’écrase. Nous regardons le crash en direct. Et nous sommes tous dans l’avion.








