Les décisions de justice ont pour objectif de dire le droit et de sanctionner les auteurs d’infraction. Cependant, il arrive souvent que des juridictions fassent des erreurs dans leur appréciation de la culpabilité ou non d’une personne. Ces erreurs judiciaires n’épargnent aucune juridiction, pas même celle des plus grandes puissances, et va jusqu’à bouleverser la vie des victimes. C’est sans doute le cas de Cathy Woods, condamnée pour un crime qu’elle n’a pas commis.

À l’origine des faits…

En 1976, Michelle Mitchell, une jeune étudiante âgée de 19 ans fut tuée à Reno (Nevada). Trois ans plus tard, alors qu’elle s’était fait internée dans un centre psychiatrique par sa mère, la jeune femme Cathy Woods après qu’on lui ait refusé sa demande d’avoir une chambre privée, a affirmé devant un thérapeute qu’elle a tué une fille nommée Michelle. Un aveu dont Cathy Woods déclare ne pas se souvenir selon les propos du défenseur public du comté de Washoe en 2014 dans des propos rapportés par AP. « On m’a dit que c’était parce qu’elle voulait une chambre privée. On lui a dit qu’elle n’était pas assez dangereuse pour en avoir une, et, peu de temps après, elle affirmait avoir tué une femme à Reno ».
Après une première condamnation annulée par la Cour Suprême du Nevada, elle fut condamnée de nouveau en 1988.

Le test salvateur

Après avoir croupi en prison pendant 35 ans, elle a été acquittée en 2015. En effet, des tests ADN réalisés en 2014 sur un mégot retrouvé sur la scène de crime ont permis de désigner le nommé Rodney Halbower comme le meurtrier de Michelle. Cet individu, faudrait-il le rappeler, aurait également violé et tué six filles et avait été condamné à vie pour deux de ses crimes.

3 millions de dollars pour soulager Cathy Woods

Après sa libération en 2015, Cathy Woods a poursuivi en justice la ville de Reno, le comté de Washoe, l’État du Nevada de même qu’un ancien procureur. Pour donc compenser cette grosse erreur, la justice américaine a accordé, à titre de dommage, le total de 3 millions de dollars soit 1.793.850.000 francs CFA.

Mais pour les responsables qui évoquent là une situation tragique, l’argent ne peut que rarement compenser la perte de liberté d’un individu. Quant à Elizabeth Wang, avocate de Cathy Woods, « cela contribuera au moins à lui prodiguer des soins adéquats ».

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