Rfld, civicus, AB-Bénin et l’ambassade des Pays-Bas se donnent la main pour la protection de l’espace civique et la défense des droits de l’homme au Bénin

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) a servi de cadre ce mercredi 16 décembre 2020 à un dialogue de haut niveau entre les acteurs de la société civile et les diplomates. Organisé par le Réseau des femmes leaders pour le développement (Rfld) en collaboration avec Civicus, l’ambassade des Pays-Bas et l’Ab-Bénin, cet atelier a servi de tremplin pour les participants pour passer au peigne fin, les maux qui minent la liberté de la presse au Bénin, les menaces qui planent sur l’espace civique mais aussi de faire des propositions à l’endroit des autorités pour non seulement, une protection sûre et certaine de l’espace civique mais aussi pour garantir le respect des droits des citoyens.

Ils ont tous battu le macadam de l’institut de formation, économique et civique (Infosec) ce mercredi 16 décembre 2020 : Acteurs de la société civile, ambassadeurs, diplomates et experts chargés des questions de droits, de la protection de l’espace civique et de la liberté de la presse. Personne ne veut se faire conter l’histoire de ce grand rendez-vous d’analyse organisé par le Réseau des femmes leaders pour le développement (Rfld) et ses partenaires. Dans une démarche prospective, le Directeur de programme du Rfld a, en premier lieu éclairé la lanterne des participants sur l’objectif de cet atelier, les résultats attendus à moyens et à long termes. Pour lui, le monde l’espace civique et les droits de l’homme subissent de plus en plus des assauts défavorables et donc il fallait que les acteurs concernés se lèvent pour dire non à cet amalgame à travers des solutions idoines. C’est pourquoi, poursuit-il, le présent atelier se veut pour objectif d’engager un dialogue sur les tendances de l’espace civique et les questions relatives aux droits de l’homme au Bénin, identifier les possibilités d’élargir l’espace et de soutenir le travail des défenseurs des droits de l’homme au Bénin. Il laissera ensuite la place à Laurence Ahissou, Directrice de SID ONG et représentante des participants.

Abondant dans le même sens, elle a rappelé l’urgence de s’intéresser aux droits de l’homme et surtout à la protection de l’espace civique. Particulièrement préoccupée par la question des droits de l’homme et de la liberté de la presse au Bénin, l’ambassadrice du royaume des Pays-Bas près le Bénin son excellence To Tjoelker-Kleve a félicité le Réseau des femmes leaders pour le développement pour avoir pris à bras le corps la question des droits de l’homme, de la liberté de la presse et de la protection de l’espace civique au Bénin. Selon elle, il n’est plus à démontrer que les droits de l’homme au Bénin depuis quelques années sont ponctués de plus en plus de mauvaises expériences. Une assertion que corrobore Zakiath Latoundji de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb). Sans langue de bois, celle-ci fait savoir que la liberté de la presse est en pleine dégringolade au Bénin. A l’en croire, la presse béninoise, panorama d’un édifice important de la démocratie s’écroule progressivement. « L’urgence de corriger le tir s’impose » va-t-elle ajouter. Les différentes sessions théoriques alternées d’exercices pratiques de groupes ont permis aux participants de renforcer leurs connaissances. Ceux-ci à travers des thèmes bien ciblés ont fait des recommandations à l’endroit des autorités sur les défis que rencontrent les droits de l’homme en particulier ceux que rencontrent les journalistes dans l’exercice de leur fonction. Les différentes recommandations ont permis à l’ambassadrice des Pays-Bas d’évaluer les niveaux réels des participants sur la problématique. Dans son speech, elle se dit satisfaite de la qualité des débats et encourage d’ailleurs les uns et les autres à maintenir le cap tout en sachant que c’est au bout des luttes qu’on obtient satisfaction. Les résultats de l’évaluation globale de l’atelier analysés par Joël Noumonvi, président de l’association des blogueurs du Bénin ont montré que les attentes des participants ont été comblées. Quant aux méthodes utilisées lors de l’atelier, tous les participants étaient tout à fait satisfaits. Ils ont souhaité par la suite que des ateliers de ce type se fassent plus souvent avec d’avantage d’exercices pratiques.

Par Pancrasse Gandaho

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